Vous aimerez aussi
Elle a baissé son visage en direction du sol et elle a séché d'un geste rapide les quelques larmes qui essayaient de se frayer chemin sur son visage. J'étais surpris en regardant cette petite brunette vulnérable qui m'avait toujours montré une carapace de femme forte aux allures de peste. J'étais maladroit et je disais souvent des bêtises, mais de la à la faire pleurer. Je ne savais pas vraiment comment réagir. Et puis elle ne m'aidait pas plus que ça, elle ne me regardait même pas et elle ne disait rien. Je frottais donc mon bras en m'excusant une énième fois avant qu'elle me coupe finalement.
- T'as pas à t'excuser, t'as pas à t'excuser d'être heureux. Ni même d'avancer, ou de ne plus avoir besoin de moi. Tu n'y peux rien. Personne n'y peut rien. Je te crois sur tout, j'ai pas le choix certes, mais je te crois. Je sais que ton but c'était pas de me faire souffrir. Ça fait mal mais tu ne voulais pas me faire mal. Alors c'est en quelque sorte comme si tu ne m'avais pas fait mal ? Peut être que je me suis faite ce mal moi même, en espérant que tu reviennes. Alors c'est à moi de m'excuser. Désolé. J'ai cru en quelque chose d'impossible. J'étais bête d'espérer une éternité avec toi.
Tu es parti, laisse moi dépérir à présent. Mais ne pense pas avoir le droit de revenir.
C'est pas que j'ai un sale caractère ou que je suis difficile à cerner. On est juste plusieurs dans ma tête. Tu rencontres la timide, tu aimes la garce et tu te perds face à la douce.
Notre histoire restera gravée en moi, le goût de tes lèvres sera toujours un souvenir auquel je pense dans mes moments de nostalgie. Mais ça s'arrête là. Je ne peux pas revenir avec toi.
Je peux ne pas manger pendant des jours, et passer mes journées à bouffer. Je peux faire plusieurs nuits blanches à la suite, et me coucher à 20h pour me réveiller à midi. Je peux être une vraie connasse, comme être gentille comme tout. Il n'y a jamais de juste milieu avec moi. Soit c'est noir, soit c'est blanc, mais jamais gris. Un putain de paradoxe à moi toute seule.
Bon à part ça, bien que je te déteste, que tu me dégoûtes et que je te souhaite toutes les horreurs du monde… Tard le soir je t'attends et puis tôt le matin au réveil je me demande si tu viendras me réveiller. Je passe des nuits d'insomnies à penser à ce qu'on avait et me poser cette même question “Qu'est ce que je ferais si jamais tu reviens”. Le plus douloureux, je sais pas si c'est ne pas réussir à trouver de réponse ou de savoir que quoi qu'il en soit tu ne reviendras pas.
Pourquoi ? Parce que tu es lâche et que tu préfères foutre en l'air une sublime relation qui a fait ses preuves dans le temps de part son intensité plutôt que de te battre et d'accepter que parfois l'amour fait mal. T'as toujours tout commandé dans tes relations, t'avais l'habitude de décider du début et de la fin. Je le sais pertinemment bien tout ça. Et ça t'a rendu fou, n'est-ce pas ? T'as vu que tu perdais tout contrôle. Alors plutôt que de risquer d'en souffrir t'as préféré tout foutre en l'air de tes propres mains. C'était plus simple ainsi ? De te dire que t'avais toujours le dessus sur la situation. Mais dis moi la vérité maintenant, comment est-ce que tu te sens ? Minable, ridicule, seul ? C'est tout ce que tu es. Moi j'aurais pu sacrifier tout pour toi, tout pour ce qu'on avait. J'étais prête à faire les efforts qu'il fallait et pleurer toutes les larmes que j'avais. Mais faut croire que tu valais pas le coup.
Mais tu sais quoi ?
Maintenant je te hais, alors bravo tu as gagné.
J’ai éclaté en sanglots. J’ai un faible pour cette expression. On n’éclate jamais de faim ou de froid. En revanche, on éclate de rire ou en sanglots. Il est des sentiments qui justifient qu’on vole en éclats.
J'ai appris que quand elle me disait de partir je devais rester, que quand elle m'ordonnait de me taire je devais parler d'avantage, que sa colère n'était que l'image de son amour et de son inquiétude, que sa froideur ne reflétait que la peur et la souffrance qu'elle se faisait à l'idée de me perdre. J'ai compris que cette femme était un paradoxe fait de chaire, de sang et d'amour pour un imbécile qui n'a pris conscience de sa valeur que quand elle est partie.
There is a difference between someone who wants you and someone who would do anything to keep you.
